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Heureusement que la mondialisation et l’internationalisation à outrance vont de pair avec le bouillonnement des innovations technologiques. Sans les découvertes et les avancées dans le secteur des technologies de pointe, il aurait fallu être polyglotte pour pouvoir profiter pleinement de la planétarisation. Effectivement, l’arrivée des logiciels de traduction automatique sur Internet a permis de contourner cet obstacle linguistique.

Avec l’avènement des tablettes et des Smartphones, ces outils deviennent même mobiles : peu importe l’endroit, pour peu qu’une connexion Internet soit disponible, les traductions sont possibles. Voyage d’affaires, séjour touristique,  visite professionnelle… Quel que soit le motif d’un déplacement dans un pays dont on ignore complètement la langue, grâce à ces traducteurs, les informations données à l’écrit deviennent compréhensibles, intelligibles, accessibles. C’est magique ! 

Mieux encore, les recherches ne s’arrêtent pas à un programme ambulant qui traduit, de manière littérale, un mot, une phrase, un paragraphe. Le développement de l’Intelligence Artificielle permet de renforcer progressivement les capacités d’un traducteur automatique, d’en améliorer la performance. Le mot-à-mot disparaît petit à petit au profit d’une traduction intelligente et sensée. S’il faut citer un software en ligne qui soit particulièrement bien élaboré en matière de traduction automatique, DeepL Traducteur sera indiscutablement à nommer. Les arguments en sa faveur ne manquent pas. 

Le métier de traducteur-réviseur et de traducteur-interprète

Il est généralement admis que ces deux professions sont incroyablement difficiles. Aussi bien pour l’une que pour l’autre, l’excellence est requise. Cette excellence, indispensable à la fois en thème et en version, exige une concentration inouïe. Ce qui intéresse ici, c’est le cas du traducteur-réviseur, dont le travail se fait à l’écrit, à la différence du traducteur-interprète qui officie à l’oral (principe de l’interprétation simultanée). Qu’il traduise un rapport, les conclusions d’une étude, les explications des résultats d’une enquête statistique, un roman, une pièce de théâtre, un guide, une interview ou une fiche technique, l’expert doit veiller à retranscrire fidèlement le contenu du document en sa disposition. La traduction littérale est interdite et il est déconseillé de verser dans une traduction trop libre.

Car le message ne doit, en aucun cas, être dénaturé. Par exemple, pour un ouvrage littéraire en allemand à passer en français, la traduction sera parfaite si, entre autres, le lecteur francophone ressent les mêmes impressions que le germanophone, si les mêmes sensibilités s’emparent des deux parties. Il est impératif pour le traducteur de faire éprouver à la communauté francophone des sensations identiques à celles qu’expérimente le milieu germanique. De plus, le style d’écriture dans la langue cible a besoin d’être conforme à celui de la langue source. C’est loin d’être une mission routinière et banale, surtout, lorsqu’elle consiste à traduire une œuvre littéraire. Un authentique challenge intellectuel !

Un traducteur a besoin d’être familier aux cultures des pays dont il travaille la langue. Faire des séjours linguistiques tout en lisant énormément : voilà deux moyens imparables pour s’immerger dans les civilisations. Les enjeux sont d’en connaître le mode et le style de vie ainsi que l’état d’esprit et le système de raisonnement qui y prévalent.  Tout professionnel de la traduction s’imprègne de ce parfum culturel. C’est à cette condition qu’il saura trouver les bons mots, choisir les termes les plus adaptés et qu’il pourra être capable de sortir les expressions les plus justes au regard des circonstances et des contextes.

En outre, la curiosité intellectuelle d’un traducteur de profession est naturellement insatiable. Il apprécie, de surcroît, suivre l’actualité des pays qui l’intéressent dans le cadre de son travail. Au demeurant, en la matière, il n’est pas sélectif : il ratisse un large domaine. Son vocabulaire est immensément riche, que ce soit celui de la vie quotidienne, ou celui qui est propre aux univers spécialisés (jargon technique, terminologie professionnelle, vocable scientifique…). Enfin, le traducteur se démarque par sa belle qualité rédactionnelle, sa maîtrise des règles de grammaire et de conjugaison, sa rigueur intellectuelle ainsi que son orthographe irréprochable.  Le traducteur automatique européen DeepL Traducteur, lancé en août 2017, est-il en mesure de concurrencer ces experts qui manient les langues avec une implacable habileté ? On dirait bien que oui ! 

Un traducteur qui va au-delà des limites des traducteurs automatiques

En premier lieu, il convient de préciser que pour chaque lot de textes à traduire, DeepL Traducteur supporte jusqu’à 5 000 caractères. En outre, l’utilisateur n’hérite pas d’une traduction textuelle. Le logiciel n’effectue pas non plus un travail approximatif. Lorsqu’il transpose un texte dans une autre langue, DeepL Translator réussit à contourner les pièges fréquents dans lesquels tombent ses concurrents. Il s’agit principalement du non-sens, du contresens, mais aussi du barbarisme (il arrive qu’un logiciel ne parvienne pas à traduire un terme et, en conséquence, il maintient celui-ci dans la langue de traduction). Les faux-sens ne sont pas non plus rares avec les autres traducteurs automatiques. 

Il est à souligner que DeepL Translator respecte au mieux la grammaire et la conjugaison du texte en traduction. Dans la version traduite, pratiquement aucune faute d’accord n’est relevée. De plus, le traducteur ne passe pas du singulier au pluriel, du « nous » au « vous », du présent au futur, du féminin au masculin, …etc. Ces exemples de situations se produisent souvent avec d’autres logiciels de traduction automatique.

Autre remarque, sur DeepL Traducteur, les tournures idiomatiques sont rigoureusement respectées. Les figures de style, notamment les métaphores, sont en général repérées et reproduites. Il s’avère même que le logiciel de DeepL reconnaît certains proverbes. En définitive, le software pratique avec excellence l’art de l’adaptation. Dernière précision sur la qualité rédactionnelle de l’outil, celui-ci semble n’éprouver aucune difficulté à réaliser des étoffements ainsi que des modulations. 

La traduction dans la langue souhaitée n’est ni figée, ni définitive. Lorsque l’utilisateur sélectionne un mot figurant dans le texte obtenu, une liste déroulante apparaît. Elle contient des synonymes du mot en question. L’utilisateur peut alors changer le terme donné initialement dans la traduction, afin qu’il se prête mieux à l’esprit de la phrase dans laquelle il est intégré. Ces suggestions lexicographiques contribuent à la précision et à la performance de l’outil. Elles permettent d’affiner progressivement la traduction dans un unique dessein : aboutir à une version finale dont la teneur est fidèle en tout point à la source utilisée. Somme toute, on obtient un texte concluant, cohérent et fluide à lire.   

DeepL Traduction ne se contente pas de traduire le texte qui lui est soumis.  Il fournit également les différentes traductions possibles pour chaque mot composant le texte à traiter. Par exemple, en ce qui concerne le terme « storage », le logiciel présente quatre alternatives : « stockage », « entreposage », « rangement », « conservation ». À chacune des propositions, DeepL Traduction donne un modèle de phrase. Cette démarche offre une illustration concrète du contexte dans lequel le mot indiqué devrait être employé. De ce fait, l’utilisateur est en mesure de savoir dans quel type de phrase il convient de préférer tel mot aux autres. 

Un traducteur sophistiqué dans ses entrailles

Si de tels exploits sont accomplis par son traducteur automatique, c’est parce que DeepL met à profit toute la force de l’intelligence artificielle. Notamment, les développeurs se fondent sur de complexes réseaux de neurones artificiels qui se singularisent par une architecture révolutionnaire. Ces réseaux neuronaux accroissent sans cesse leurs performances grâce à d’incessants entraînements opérés sur des milliards de segments de traduction exhibant une qualité exceptionnellement élevée. Les extraits de traduction proviennent du moteur de recherche de Linguee, une référence dans le milieu universitaire.

Le centre névralgique du dispositif de DeepL Traducteur se trouve au sein d’un superordinateur installé en Islande. Le nombre d’opérations à virgule flottante, dont est capable de mener cette machine phénoménale, excède les 5 100 000 000 000 000 par seconde (5.1 pétaFLOPS). Il s’agit du 23e superordinateur le plus puissant de toute la planète. En tout, on en dénombre 500 dans le monde. Par ailleurs, DeepL Traducteur est à même de traduire jusqu’à 1 million de mots en l’espace d’une fraction de seconde.

Pour mettre un point final à cette présentation, deux faiblesses du logiciel en ligne méritent d’être évoquées. Tout d’abord, il est à faire remarquer que DeepL Traducteur ne donne aucune définition d’un quelconque terme. Seules les traductions sont indiquées. Un dictionnaire dans la langue étrangère à traduire est donc nécessaire si l’on souhaite affiner sa version. Ensuite, pour l’heure, le logiciel reconnaît seulement 7 langues : français, anglais, allemand, espagnol, italien, néerlandais, polonais.

La traduction automatique : un secteur qui innove à vive allure 

Pour faire connaissance avec d’autres découvertes high-tech en matière de traduction informatisée, il y a un rendez-vous à ne surtout pas manquer. Il s’agit de la 6ème édition du LT Industry Summit (the Language Technology Industry Summit) qui aura lieu du 9 au 11 octobre 2017 à l’International Auditorium.