French Tech est à la fois un label et une marque collective en vigueur en France, mais bénéficiant d’un prestige mondial. En tant que marque, elle sert à étiqueter une entreprise française considérée comme particulièrement innovante (il existe une charte d’utilisation), ce qui offre à celle-ci un prestige certain. En tant que label, la dénomination est exclusivement réservée à un ensemble géographique officiellement reconnu comme abritant une portion de l’écosystème de start-up françaises.

Autrement dit, en France, cette appellation est accordée à une région bien définie où ces « jeunes pousses » sortent de terre à une cadence quasi-infernale. Leur présence dynamise le tissu économique local tout en faisant du territoire qu’elles occupent un haut lieu de l’innovation et de la modernité.

Enfin, elle désigne l’écosystème des start-up de nationalité française. Dans les lignes qui suivent, il s’agit de présenter plus en détail la French Tech, d’expliquer les avantages qu’elle confère aux entreprises françaises et d’évoquer sa notoriété internationale. 

Définition de la French Tech 

La création du label French Tech en novembre 2013 est une initiative publique. Sa mise en œuvre relève du Ministère de l’Économie, plus précisément, de la Mission rattachée à l’Agence du Numérique de la Direction Générale des Entreprises.  Le label, comportant une subdivision en neuf réseaux thématiques regroupant les entrepreneurs exploitant le même domaine, est accordé à des métropoles Françaises. Ces structures intercommunales ont toutes démontré leur capacité à abriter sur leur sol un nombre considérable de start-up qui forment un véritable, un authentique écosystème.

En outre, elles sont les instigatrices d’un large panel d’actions de soutien à ces entrepreneurs du secteur des nouvelles technologies qui sont à une phase de développement encore embryonnaire. Les programmes des autorités locales ont déjà été déployés pour certains et en projet pour d’autres. Les bénéficiaires du label ont prouvé par leurs initiatives leur volonté d’encourager cette profusion de start-up ainsi que d’assurer la pérennité et la croissance de ces entreprises emblématiques de l’économie digitale. Pour dire plus simplement, la French Tech est l’emblème des start-up innovantes françaises. 

La French Tech au niveau des métropoles et des communes

Les localités dynamiques sont désignées par le terme « écosystème » : la métropole Nice Côte d’Azur est un exemple d’écosystème. Les Métropoles French Tech (outre Paris – Île-de-France, elles sont au nombre de 13 en mai 2017) ont été les premières à voir le jour. Leur création a été suivie par celles des écosystèmes locaux (ou écosystèmes thématiques) qui constituent des pôles de développement de réseaux thématiques French Tech. C’est le cas d’Avignon.

Ces Métropoles sont le point de départ pour une conquête tout en high-tech des régions auxquelles elles sont rattachées. La création du Label Métropoles French Tech et celle des réseaux thématiques sont la démarche nécessaire pour pouvoir mener à bien la mission de l’État en ce qui concerne les start-up : les fédérer, accélérer leur développement, les faire rayonner au niveau international. 

La finalité de la French Tech

L’objectif est de doter la France du statut de Start-up république, et ainsi, de parvenir à l’intégrer dans le club restreint des Startup Nations. Voilà pourquoi il devenait primordial de soutenir la croissance des start-up numériques française et d’œuvrer pour leur rayonnement. Néanmoins, il n’y a pas grand intérêt pour le pays à favoriser la création à outrance des jeunes pousses.

L’enjeu réside dans l’ouverture de start-up proposant des concepts révolutionnaires qui marqueront l’histoire et dont la rentabilité future, le succès commercial, ne fait pratiquement aucun doute. La route est encore longue pour la France comme en témoigne le palmarès de la 16ème édition du Technology Fast 500 EMEA du cabinet Deloitte : entre 2013 et 2016, seulement 94 des 500 start-up européennes les plus performantes sont françaises.

Bouillonnement des innovations

Il ne faut pas l’oublier, en favorisant la montée des start-up sur son territoire, la France peut devenir un des acteurs clefs de l’innovation technologique sur la planète. C’est donc un coup de pouce en faveur de la promotion du high-tech que lance l’État français à travers la mise en place de la French Tech.

Performance économique nationale

Les retombées économiques d’une telle démarche étatique ne sont pas à négliger. L’encouragement et le soutien apportés aux start-up aujourd’hui auront un impact positif sur leur créativité et leur rentabilité à venir. Ils contribueront grandement à leur succès de demain. Ces start-up apporteront ainsi leur pierre à l’édifice de la croissance économique, seront au premier plan dans la bataille en faveur du développement économique et constitueront des structures créatrices d’emplois.

Les atouts pour les entreprises françaises 

Les actions publiques pour stimuler les start-up sont nombreuses : construction et mise à disposition des bâtiments totem (lieu de ralliement des start-up, ce qui favorise les échanges entre elles), des programmes (French Tech Diversité, Pass French Tech, French Tech Ambassadors), fonds d’investissement de 200 millions d’euros créé par Bpifrance qui a également lancé la Bourse French Tech, ouverture de la plate-forme d’attractivité pour la promotion internationale, l’offre French Tech Ticket,  la procédure French Tech Visa…

Cet encadrement de l’État, à travers la French Tech, profite à la situation financière des start-up et peut les aider à enrichir leurs moyens matériels. Ce label en tant que marque est gage d’excellence et de fiabilité pour les investisseurs tentés de financer une start-up, et plus globalement, pour tous ceux qui souhaitent participer aux levées de fonds organisées par les jeunes pousses innovantes.

Rayonnement international 

La visibilité internationale est permise par l’ouverture des French Tech Hub.La toute première est inaugurée dans la Silicon Valley le 12 février 2014. Cette première implantation internationale sera suivie en 2015 et janvier 2016 de l’ouverture dans le Monde de 11 hubs labellisés. Désormais, elle a ses ambassades sur tous les continents grâce à un réseau de 22 French Tech Hub en 2017. En voici quelques exemples : Amérique (Montréal, San Francisco, New York), Europe (Londres, Moscou, Barcelone), Asie (Hong Kong, Israël, Tokyo), Afrique (Abidjan, Cap Town).  Ces Hub rassemblent des entrepreneurs français.

Les évènements autour de la French Tech

Ils sont nombreux ! Par exemple, en juin 2014 se déroule le Festival de la French Tech en même temps que se tient à l’Élysée la conférence France Digital Day. Il y a également le concours Paris French Tech Ticket. SNCD Développement a sorti, en 2017, le guide gratuit Generation French Tech recensant 1000 start-up françaises habilitées par le Ministère de l’économie et des finances à porter la marque. On peut mentionner d’autres manifestations où elle a toute sa place : Viva Technology, French Touch Conference, Semaine des Objets Connectés de la French Tech, Web2Day, Festival Futur en Seine… 

Le CES et les entreprises françaises

En janvier 2017, 275 entreprises françaises ont participé au Consumer Electronics Show (CES) organisé par le Consumer Technology Association (CTA)  à Las Vegas. Ce nombre important témoigne de l’engouement des entrepreneurs français pour ce mythique salon du numérique qui a lieu annuellement dès 1967. Les start-up sont les bienvenues à la manifestation depuis 2012 : en 6 années, le CES en a accueilli près de 1 100.

Lors de ce rendez-vous de 2017, le CES a mis le paquet pour attirer davantage de start-up dans la longue liste de ses exposants : présentation des produits via 3 canaux (l’Eureka Park, les CES unveiled…), série de conférences, couverture médiatique intense assurée par 6 500 médias, 3 500 professionnels de l’investissement, rencontre avec l’équipe du CTA spécialisée dans l’accompagnement des jeunes pousses.

Le CES : un rendez-vous annuel désormais incontournable pour les start-up françaises

En janvier 2015, la France envoie pour la première fois 66 start-up au CES à Las Vegas. S’agissant d’un événement incontournable, 233 start-up n’ont pas manqué de s’y rendre en janvier 2017. L’espace Eureka Park a été investi par 178 d’entre elles, soit, 32% des start-up présentes sur cette plate-forme étaient issues de la French Tech.

La majorité des participants étaient spécialisés dans l’Internet des objets, un domaine qui, en l’espace de 3 années, est devenu la signature de la French Tech au CES. Sur ce point, il convient de préciser que l’édition 2018 du CES mettra à l’honneur la ville intelligente où l’internet des objets y joue un rôle cardinal. C’est donc tout naturellement que les start-up y seront présentes.

CES 2022